Le diagnostic

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Diagnostic

La fatigue et la faiblesse sont des plaintes tellement communes et peuvent avoir tant de causes diverses, qu’il n’est pas surprenant que le diagnostic de myasthénie soit souvent oublié, notamment chez les personnes dont la fatigue et la faiblesse sont moyennes ou limitées à quelques muscles seulement.

Il existe néanmoins plusieurs approches qui permettent la confirmation du diagnostic.

L’une d’entre elle est de tester la fatigue d’un muscle particulier par des mouvements répétitifs des muscles des yeux, des bras ou des jambes. Ceci peut être fait sans équipement, ou bien électroniquement par la stimulation du nerf qui conduit au muscle concerné. On enregistre alors la réponse du muscle fatigué.

Tous les patients ne présentent cependant pas forcément une réponse caractéristique de la maladie à cette stimulation répétitive du muscle.

Un autre test plus précis, appelé électromyographie à simple fibre, est plus à même de montrer un dysfonctionnement de la transmission neuromusculaire (il n’est pas spécifique à la myasthénie) mais il nécessite un équipement particulier et des outils qui ne sont pas disponibles partout.

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Labo

Un test spécifique à la myasthénie est le dosage d’anticorps anti-récepteurs d’acétylcholine. 80% des patients ont un nombre anormalement élevé de tels anticorps. Toutefois, un résultat positif à ce test est moins fréquent chez les personnes présentant une atteinte purement oculaire ou modérée. Le risque de recevoir un résultat positif par erreur de la part de laboratoires expérimentés est faible. Néanmoins, les résultats tangents doivent donner lieu à une seconde vérification.

La troisième approche pour diagnostiquer la myasthénie est un test pharmacologique, qui utilise des drogues qui augmentent ou diminuent la fatigue musculaire, A un moment, le curare était utilisé à des doses très faibles pour observer l’aggravation de la myasthénie. Mais il présentait trop de danger et a fini par être abandonné.

Actuellement, le chloride d’édrophomium (Tensilon) est utilisé par voie intraveineuse. Il permet dans de nombreux cas de mettre en évidence une fatigue mesurable, comme un ptôsis (chute des paupières) ou une capacité respiratoire faible.

Parfois tous ces tests sont négatifs ou équivoques chez des personnes dont l’histoire et l’examen clinique laissent pourtant supposer une myasthénie. En règle général, un diagnostic clinique a plus d’importance que les résultats des tests de confirmation.

Quelques personnes cependant, doivent être suivies par le médecin avec un diagnostic de « myasthénie possible » ou « myasthénie probable » jusqu’à ce que la situation se clarifie d’elle-même. Dans de telles circonstances, patient et médecin se doivent de garder l’esprit ouvert.

Dernière MàJ le : 8 janvier 2017 à 12 h 11 min

Page créée le 29 septembre 2012