Contre-indications Médicamenteuses

Le patient doit avoir sur lui une liste de médicament qu’il ne doit pas consommer. Ces médicament risquent de déclencher une crise myasthénique. Il doit éviter l’automédication (voir la page sur les risques de l’automédication).

On trouve parmi ces contre-indications  deux niveaux  et des cas particuliers :

absolues Curarisants
Aminosides, colimycine, polymyxine, cyclines injectables
Quinines, quinidine, procaïnamide
Béta-bloquants (même en collyre)
Diphenyl-hydantoïne, trimethadione
Dantrolène
D-penicillamine
relatives Benzodiazépine
Neuroleptiques
Carbamazépine
Lithium
cas particuliers
  • l’allopurinol potentialise l’effet de l’azathioprine : il faut réduire la dose des 2/3
  • l’injection d’iode pour examen radiologique de contraste peut induire une décompensation aigüe ; elle est déconseillée en cas de poussée
  • vaccinations : retentissement sur la myasthénie mal documenté. La vaccination contre la poliomyélite, le tétanos et la grippe n’entraînent pas d’aggravation lorsque la myasthénie est bien contrôlée. Les vaccins vivants (par exemple polio buccal) sont formellement contre-indiqués chez les patients sous corticoïdes ou immunosuppresseurs
  • l’interféron alpha peut aggraver voire induire une myasthénie
  • l’utilisation de patch de nicotine pour le sevrage de l’intoxication tabagique peut aggraver la myasthénie
  • pour les curarisants, l’usage de molécules non dépolarisantes de dégradation rapide, comme l’atracurium, est possible

Les médicaments sont détaillés en listes classées selon 2 critères (par famille thérapeutique ou par Dénomination  Commune  Internationale) et sont disponibles en téléchargement sur le forum de l’association en cliquant ici .

Pour les visualiser cliquez sur les liens ci dessous

Dernière MàJ le : 24 juin 2016 à 14 h 45 min

Page créée le 12 octobre 2012